lundi, juillet 21, 2008

Autopsie d'un sevrage inattendu!

Bob, bon, bon...j'avais rien à dire la semaine passée, aujourd'hui j'aurais envie de vous parler de mon souper en tête-à-tête avec chéri vendredi soir au Monte Cristo. Beau, bon , cher! Ça faisait longtemps, ça a fait du bien, et diantre, je suis sérieusement "garlot" après une bière et 1/2 bouteille de rouge!
Je devrais y aller à mon tour de la double tag que j'ai eu: Brillante Weblog Premio 2008 ici et ici: je mijote ça, pas facile de choisir mes gagnants.
Je pourrais vous parler de mon lave-vaisselle, mais z'allez me prendre pour une folle... c'est parce que c'est passablement le boutte d'la marde dans notre vie, d'autant que ça faisait 3 ans qu'on l'avait dans la cave. Il ronronne doucement et franchement, je ne pensais pas que je pourrais éprouver une passion telle pour le vidage de lave-vaisselle!

Mais, non, je ne vous parlerai de rien de tout cela aujourd'hui. Comme je suis forte en punch, vous aurez deviné à la lecture de mon titre de quoi il en retournera aujourd'hui. Parce que j'ai envie d'en parler, encore un p'tit peu.

Ma fille a été allaitée à la demande depuis sa naissance. Exclusivement pendant plus de 6 mois. Avec un grand bonheur. Ça été mon allaitement bonbon, comparativement à mon 1er allaitement qui avait été complètement ardu. Quand Babe s'est sevré, je me disais que je n'avais peut-être pas fait ce qu'il fallait. Ne dit-on pas que le sevrage naturel n'intervient pas avant 2 ans, voir 2 1/2 ans? Il avait une suce, il avait eu quelques fois des biberons: ça devait être de ma faute s'il se sevrait à 10 mois. Après coup, je m'étais dit que j'aurais peut-être dû insister, qu'il aurait peut-être repris le sein. Ces idées m'ont quittée rapido quand j'ai fait mon test de grossesse positif, sans ce sevrage, je ne serais sans doute pas retombée enceinte si vite.
Cette fois-ci, je n'ai rien laissé au hasard. Ma fille n'a jamais eu de suce ni de biberon. Elle a été allaitée sur demande jour et nuit, je n'ai jamais tenté de remplacer une tétée par un gobelet. C'était le gobelet quand je n'étais pas là, sinon, c'était le sein uniquement, à moins qu'elle ne demande un verre de lait, ce qui était rare. Depuis quelques temps, elle tétait seulement si on était juste notre petite famille à la maison: ailleurs elle ne voulait pas, si on avait de la visite non plus. La semaine passée, un matin, elle est allée au frigo plutôt que vers moi quand je lui ai demandé si elle voulait boire. Ensuite, un soir, après qu'elle m'ait mordu à 3 reprises, je l'ai couché sans l'avoir allaitée, pour la 1ere fois. À ma grande surprise, elle s'est endormie! Vendredi, elle a bu dans la nuit et a rebus seulement dans la nuit de samedi à dimanche. Dans la journée de samedi, elle a dit non ou m'a mordue chaque fois que j'ai tentée de l'allaiter. Hier, je l'ai allaité une fois pendant qu'elle sommeillait et une fois durant la nuit. Et aujourd'hui rien encore. Je lui donne ce que je réussi à tirer de mon lait au gobelet, étant sujette aux mastites, je préfère faire attention et en tirer pendant un certain temps, de moins en moins chaque jour, pour que la production baisse graduellement. Je pense que c'est réellement la fin. Je me suis posée quelques instants la question: est-ce que j'insiste? Eh bien non, encore cette fois, je n'insisterai pas. La sevrage naturel de tous les autres bébés de la planète peut bien survenir à 2 ans, ici c'est différent! Je fais confiance à ma fille, ma grande. Je me vois assez mal l'empêcher de boire au gobelet en me disant qu'elle finira bien par téter quand elle sera assoiffée! Je lui demande encore si elle veut téter avant de lui donner un gobelet, je lui demanderai encore pendant quelques temps et je continuerai à l'allaiter la nuit tant qu'elle le désirera. Je ne veux rien forcer, ni d'un bord ni de l'autre. Je me laisse guider par ses désirs. Ma fille est rendue là, c'est assez clair. Et je suis tellement fière, même si je suis triste que cette merveilleuse relation entre nous se termine, comme ça, du jour au lendemain, sans prévenir. J'ai lu vos commentaires sur le billet précédent et ils m'ont fait du bien. Moi aussi au fond, je trouve que c'est super que ça se passe comme ça, de leur propre chef et je pense oui que le lien de confiance réciproque qui m'unit à mes enfants y est pour quelque chose.
Je recule doucement et les regarde aller, courir, mordre dans la vie. Je ne suis pas loin, juste assez pour verser en cachette une petite larme de fierté et me dire que j'les aime en crisse!
À défaut de me sortir le sein, je serai toujours là pour leur tenir la main...

6 commentaires:

mandoline a dit...

http://mandoline.wordpress.com/2008/07/20/quand-on-s-y-attend-le-moins/

:)

Mynaï a dit...

Triple tag en fait, il y a aussi le Prix Arte Pico qui traîne dans mes brouillons...

a dit...

C'est vraiment un joli texte! On peut y lire toute ta fierté d'avoir réussi cet allaitement (avec raison) et de découvrir que ta Cocotine devient grande, ainsi que ta tristesse de voire ces doux moments vous quitter. Je rêve d'un sevrage comme tes deux bambins ont pu te faire vivre. Qu'il soit (trop) tôt rend sans aucun doute la moment difficile à vivre, mais te démontre que tu as fait un merveilleuse job de maman en apprenant à ta fille à devenir autonome. Bravo et bonne chance dans toutes les nouvelles aventures qui s'offrent maintenant à vous!

mandoline a dit...

Heu.... J' crois que j' ai envoyé la tag en double hein? :S J' avais eu des troubles avec l' ordi et comme il se faisait tard... bien héhé...

Excusez mon lunatisme!
xxxxxxxxxx

souimi a dit...

Que c'est beau!!! C'est vrai qu'on a le coeur gros lors du sevrage. Mon aînée a décidé qu'à 8 mois, c'en était assez. Ma petite ne voulait plus rien savoir à 4 mois... J'ai tout essayé... Elle me boudait et c'est le biberon qu'elle voulait. C'est de la voir se comporter avec le biberon qui m'a consolée.
C'est fascinant de voir comment ta petite s'écoute. Fascinant. Puis ça va continuer...

Nathalie a dit...

"À défaut de me sortir le sein, je serai toujours là pour leur tenir la main..."

Wow! C'est des phrases comme ça qui font ma journée, c'est tellement bien dit. Tu m'inspires.