lundi, mars 03, 2008

Écrire pour vrai

J'ai une relation étrange avec mon blogue. J'y écris souvent, des choses personnelles et tout, mais je n'écris pas pour vrai. Écrire pour vrai, c'est écrire ce qui se passe dans ma tête et non ce qui se passe dans ma vie. Quand j'écris pour vrai, j'écris des nouvelles, de la fiction et ça me gêne énormément qu'on lise ces trucs. Je peux vous parler en long et en large de mon accouchement, je pourrais presque vous mettre des photos de mon périnée sans problème, pas de pudeur de ce côté, mais écrire pour vrai... ouf! ça demande une bonne dose de courage. J'aime écrire depuis toujours. J'ai toujours eu des papiers plein les poches, des morceaux de carton déchirés, des factures, griffonnées de mots, de phrases, d'idées. Des fois ce sont des trucs que je veux écrire ici, des fois des trucs que je veux écrire pour vrai. J'ai écris beaucoup enceinte de Babe, n'importe quoi, tout ce que j'avais dans la tête. C'est enceinte de Babe que des gens ont lu pour la 1ere fois quelque chose que j'avais écris pour vrai. Ça m'a demandé tout mon petit change parce que j'avais l'impression que les gens entraient dans ma tête, dans les méandres de mon inconscient, mes rêves, mes peurs, mes fantasmes, mes peines. Tout ça contenu dans quelques pages. Même si c'était de la fiction, ça venait tout de même de ma tête, ça disait peut-être sur moi des choses que je ne connaissais pas moi-même. Après Babe, j'ai moins écrit pour vrai. Quand j'ai commencé à blogguer, j'écrivais régulièrement ici. J'ai relu quelques billets tout à l'heure et j'étais beaucoup plus inspirée que maintenant. Je pense même que j'ai quelques bons billets à mon actif, mais pas depuis longtemps. J'ai encore des idées et des papiers plein les poches, mais je manque souvent de temps, de goût pour écrire, autant ici que pour vrai. Mais, j'ai écrit pour vrai il y a un mois, pour un petit concours pour lequel mon texte avait été choisi en 2005. C'est à cette occasion que des gens ont lu ce que j'écrivais pour vrai. Si mon texte n'avait pas été publié, personne n'aurait jamais rien lu. Même mon chum. Je n'aime toujours pas l'idée que des gens me lisent. Par contre, entrer dans une libraire, ouvrir un livre, y voir son nom, le redéposer et sortir la tête haute comme sur un nuage, même si c'est juste un petit recueil de rien, c'est une sensation que je voudrais revivre. La 1ere fois, je m'étais appliquée. Cette fois-ci, j'ai griffonné deux nouvelles en 5 minutes sur le coin d'une table et j'ai demandé à mon chum de choisir la moins moche. Je ne me fais pas d'illusion pour cette année, mais ça m'aura au moins permis de me botter les fesses et d'écrire pour vrai un peu. Verdict en avril, je surveillerai ma boite de courriel, au cas où.

2 commentaires:

La Felee a dit...

Hein? Ou ça ? Ohh je me suis perdue en chemin, mais c'est pas grave. Tu vas nous tenir informé si on doit se réjouir n'est ce pas? :)

souimi a dit...

J'veux lire! J'veux lire!

Je comprends exactement tes propos. Je n'écris pas pour vrai non plus. Ce que j'écris pour vrai n'est pas sur mon blogue. C'est très difficile à assumer, l'écriture.
J'en connais qui s'assument très bien mais ce qu'ils écrivent ne me plaît pas du tout. Et je ne leur dirai pas car je ne voudrais jamais blesser quelqu'un qui se berce d'illusions.
Par contre, j'ai des amis qui écrivent des bijoux. Leurs manuscrits ne sont pas publiés et ils sont pourtant magnifiques. C'est quelque chose que je ne comprends pas.
Je suis certaine que tu écris très bien et j'aimerais beaucoup, beaucoup te lire. Tu es tellement vivante! Tu dégages tellement de force que tes écrits doivent te ressembler. C'est certain.
Si ça te tente,,, tu connais mon courriel....
;-)